Aux Etats-Unis, l’État fédéral ne rembourse plus les « transitions de genre »

Aux Etats-Unis, une nouvelle directive indique que les dispositifs fédéraux Medicaid et CHIP (Children’s Health Insurance Plan) ne rembourseront plus les « soins d’affirmation de genre ».

Cette règle prendra effet le 13 octobre 2026 et ne s’appliquera pas aux traitements psychiatriques. Dans les Etats qui autorisent ces traitements (23 sur 50), les bloqueurs de puberté, traitements hormonaux et chirurgies pourront être pris en charge par le budget de l’Etat.

En réaction à cette mesure, une coalition de 22 Etats, où la « transition de genre » des mineurs est autorisée, a attaqué l’administration Trump devant la Cour fédérale du Massachusetts. La procédure vise plus spécifiquement le ministère de la Santé et ses départements consacrés à Medicare et Medicaid (cf. Le Royaume-Uni relance le programme d’études cliniques sur l’impact des bloqueurs de puberté).

Les conséquences médicales de la « détransition » officiellement reconnues

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention), principale agence fédérale des Etats-Unis en matière de protection de la santé publique, prévoient de reconnaître les effets de la « détransition de genre » dans les codes officiels de diagnostic utilisés pour la facturation des assurances et la collecte de données.

Ces codes ont été élaborés conjointement avec l’organisme Do No Harm. Son directeur médical, le Dr Kurt Miceli, déclare : « Le fait de rendre les personnes en détransition visibles dans le système de santé (…) ouvrira la voie à une prise en charge appropriée ainsi qu’à des recherches en conditions réelles sur les conséquences des interventions de transition médicale » (cf. Une première « clinique de détransition » ouvre au Texas ;Québec : l’Etat a payé sa « transition » mais ne prendra pas en charge sa « détransition » ; Australie : une « détransitionneuse » entame un recours en justice).

Le ministère de la Justice veut empêcher les écoles de dissimuler aux parents la transition de genre de leur enfant

De son côté, le ministère de la Justice (DOJ) a intenté le 1er septembre une action en justice contre le district scolaire public de Kansas City, dans l’Etat du Kansas. La procédure fait suite à une plainte déposée par un groupe conservateur, le Defense of Freedom Institute, contre plusieurs districts scolaires de l’Etat, au motif d’une règle qui empêche l’établissement d’informer les parents de la « transition sociale » de leur enfant (ex : changement de prénom), sans le consentement de ce dernier (cf. Le programme d’éducation à « la vie affective, relationnelle, et à la sexualité » publié au Bulletin officiel).

La plainte affirme que cette politique viole les lois fédérales qui interdisent aux établissements scolaires d’empêcher les parents d’accéder aux dossiers de leurs enfants. « Le ministère ne tolérera pas que des établissements scolaires jouent avec les limites de la loi fédérale au nom d’une idéologie radicale du genre », a déclaré dans un communiqué Harmeet Dhillon, à la tête de la division des droits civiques du ministère de la Justice (cf. « Transition de genre » : des « études » sous influence).

Sources de la synthèse de presse : NPR, Selena Simmons-Duffin (16/08/2026) ; Time, Rebecca Schneid (12/08/2026) ; Washington Post, Geolff Mulvihill (11/08/2026) ; Reuters, Daniel Wiessner (01/09/2026) ; AP News, Annie Ma (02/09/2026) ; The Federalist, Breccan F. Thies (18/08/2026) ; Courthouse News Service, Ulrich Uebelacker (02/09/2026)

Source : genethique.org