Le droit à la vie, un droit fondamental

Léon XIV n’a pas hésité à affirmer le droit à la vie de toute personne humaine, que ce soit devant le président Macron ou dans son homélie sur la vocation de l’Europe.
Discours à l’Élysée
Commençant son voyage par une visite à l’Élysée, il a assuré le président de la République de sa prière pour la France, et il n’a pas hésité à dire au président Emmanuel Macron, qui a voulu la constitutionnalisation de l’avortement ainsi que la loi sur la fin de vie :
Pensons aux œuvres de saint Vincent de Paul, au renouveau caritatif du XVIIe siècle, et aujourd’hui encore aux nombreuses institutions catholiques où des soignants accompagnent nos frères et sœurs fragilisés par la souffrance. Leurs témoignages d’attention et de service constituent une véritable école d’humanité sur la grandeur du soin et un rappel vibrant de la valeur unique et irremplaçable de chaque être humain. Ils sont aussi une invitation à la fraternité renouvelée qui nécessite d’apprendre à accueillir la vie sans condition, à soutenir la fragilité avec tendresse, à accompagner avec respect et dans la confiance réciproque chaque étape de l’existence, et à défendre avec courage et compassion ceux qui n’ont pas de voix ou qui ne se sentent pas suffisamment soutenus. C’est pourquoi je réaffirme « avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain » (Discours au corps diplomatique, 9 janvier 2026).
Il existe de nos jours la tentation d’attendre de la science une solution et une consolation à toutes nos souffrances. Le risque est souvent de tomber dans l’illusion. Lorsque la science et la technologie ne sont pas éclairées par la conscience, elles peuvent proposer des solutions immédiates qui semblent répondre aux désirs et aux douleurs des hommes et des femmes, mais qui en réalité peuvent gravement les détourner du bien auquel ils aspirent profondément.
Je constate parfois avec préoccupation les dérives actuelles des sociétés qui risquent de détourner la science et la technologie en entreprises lucratives favorisant les manipulations génétiques, la gestation pour autrui, l’achat d’organes ou l’offre d’une mort programmée. N’oublions pas que le respect mutuel et la protection de la vie de toute personne humaine est une responsabilité de chacun et de tous, qui commence par une conversion de l’intelligence et du cœur, et qui nécessite un engagement réel et désintéressé envers nos frères et sœurs.

Ainsi le pape mentionne diverses atteintes à la dignité humaine, comme la « gestation pour autrui », c’est-à-dire la location de femmes, souvent dans la misère, et l’achat d’enfants portés par ces femmes. Dans ce discours où il réaffirme que le droit à la vie est la base de tous les droits humains, il mentionne particulièrement l’importance d’accompagner les plus vulnérables afin qu’ils se sentent « suffisamment soutenus » et n’acceptent pas « l’offre d’une mort programmée ». Après la toute récente et triste loi sur la fin de vie, cette prise de position du pape devant le président de la République était très attendue. Tout au long de ce voyage en France, Léon XIV a aussi explicitement parlé du droit à la vie de l’enfant dans le sein de sa mère.
La vocation de l’Europe
Sans donner d’avis sur la forme politique que doit prendre l’Europe, Léon XIV affirme, dans son homélie à Metz, que celle-ci est porteuse de valeurs et de principes, qui s’enracinent dans la foi chrétienne, et qu’elle a transmis au monde, dont la protection de la vie :
Ici, à Metz, il est bon de rappeler que ce sont là les valeurs sur lesquelles s’est construite, au fil des siècles, l’Europe que nous connaissons, avec son patrimoine spirituel et moral, avant même son patrimoine économique et politique. […]
Les principes moraux du monde dans lequel nous vivons nous ont été transmis à partir de là : des principes tels que la primauté de la personne et le caractère sacré et inviolable de la vie humaine, à toutes ses étapes et dans toutes ses conditions ; la protection de la liberté des individus ; l’importance première de la famille en tant que fondement de la société ; l’attention portée aux pauvres et aux plus démunis ; l’accueil de l’étranger, le respect des personnes âgées.
Léon XIV a rappelé que la France et l’Europe sont héritières de nombreux témoins chrétiens qui leur ont insufflé la vie de l’Évangile. Les valeurs que ces pays ont contribué à diffuser sont, pour certaines d’entre elles, oubliées voire violemment combattues, notamment le respect et la protection de la vie humaine. Le pape est là pour nous remettre en mémoire cet héritage et nous aider à lutter contre le découragement, pour renouveler notre désir d’être des témoins de la valeur de la vie !